Les Chants d’Even Guil

 

 

 

 

Nous sommes un soir de décembre 1989. J’écoutais la musique du film « le Grand Bleu » quand j’entends, s’infiltrant au rythme de la mélodie, les mots d’une poésie que je m’empresse, pour ne rien en perdre, d’enregistrer, au fur et à mesure, sur magnétophone. Des mots qui coulent et s’enchaînent avec une fluidité extraordinaire, sans effort, sans hésitation, comme si je lisais un livre, tout en en découvrant le contenu ligne après ligne.
Ce poème (le Chant Oublié) se révèlera être une introduction à un ensemble de Chants prophétiques et initiatiques entonnés à la manière des Chœurs Antiques et perçus par clairaudience, entre mars et mai 1990. Un passage fut entièrement transmis en langue anglaise, utilisant des tournures archaïques dont j’ignore tout, évidemment. Ces messages furent l’objet d’un enregistrement direct sur bande magnétique puis d’une retranscription sous le nom d’ Even Guil.
Le 4 mars 1990 aurait pu être un matin comme les autres quand je me sens investie par une voix profonde, ferme, exigeante et les mots, une marée de mots ! déferle sans crier gare, en continu.Griffonner à la hâte s’avère impossible. Je prends un micro et enregistre ce premier long message, intitulé « Naissance » avecpour unique précision « ton du Sept ». Cette communication avec un « au-delà » va se poursuivre jusqu’au 27 avril. Dès les troispremiers jours qui suivent ce message, ma conscience s’élargit, s’inscrivant dans une spirale montante et descendante, en continu, m’ouvrant à un état d’éveil permanent, et je brûle littéralement. Il s’agit d’un feu spirituel bien sûr mais la sensation est physique comme si je nageais en permanence dans un champ d’orties !

 

Alors, qui me parle?

L’impression prégnante d’une multiplicité de voix se muant en une seule voix dans un seul souffle,  avec cette sensation étonnante de Chœurs Antiques, s’impose dans une harmonie et un unisson parfaits. Au fil des Chants, dans les entrelacs d’un langage subtil, poétique, symbolique, alchimique, si fluide qu’il en paraît limpide, se dévoilent  une trame initiatique et deux signatures récurrentes,

Celle de L’Ange
« L’amour, la mort, l’amor, l’amour, danse dans les mots, viens dans nos contrées,
Conte de fée et fils d’ange et sache bien et sache dire
Que l’amour est la mort et la mort se fait vie
Vie éternelle de l’homme debout,
Vie éternelle de l’homme dans l’échelle
Et l’écho d’Eloïm retentit à l’oreille,
L’aile de ton ange est d’or et son sourire vermeil, »
Olifant (extrait)
Celle d’Hermès Trismégiste
« Et si tu entends le secret de la Pierre
La goutte de miel et le lait de Mercure
Le mot que nous sommes dans la somme du tout
Est sommet en Matière et règne de l’Esprit »
Avant (extrait)

    Les Chants d’Even Guil

 

Le grand message d’Even Guil

 
Indéniablement, c’est l’annonce d’une profonde et radicale mutation de l’homme qui abandonnerait, ce faisant, sa nature duelle pour accomplir sa nature divine : mutation dans la perception de sa nature intrinsèque et  par là même de celle de l’univers, mutation spirituelle et vibratoire, mutation cellulaire  laquelle rejoint étroitement la description qu’en fait Sri Aurobindo,

« Une immobilité de feu éveille les cellules assoupies
Une passion de la chair devenue esprit
Et finalement, merveilleusement, s’accomplit
Le miracle pour lequel notre vie fut faite. »
(Savitri, livre II, chant XII)

L’homme devient l’Aleph, ou plus précisément se réalise, dit l’Ange, dans « l’Alève » tandis que conscience et énergie spirituelles irradient du Centre Cardiaque (chakra du cœur).

 

Even Guil, éveil et avertissement

 
L’homme nouveau, le « nouvel Adam » émerge du chaos.
Les Chants évoquent des désordres géologiques, climatiques et font référence, à maintes reprises, à une transformation mondiale. En effet, l’axe de la terre pourrait basculer, provoquant un glissement des pôles et un cataclysme planétaire.

« La source de feu jaillit des hauts fonds
Et le soleil jaune, claire lumière, s’offre à l’hémisphère
Incarnation.
L’hémisphère s’efface
Et la ligne du froid et la place du chaud s’incline sur l’endroit.
Et dans l’immense essor, la planète se dilate
Et tout tremble dans l’effort de l’immense gestation. »
Anatolie (extrait)
« L’arrêt de mon temps est présent de l’hier
Et c’est le retour et recommencement
Et c’est grand mouvement et marche de la terre vers le père.
Et le dieu du feu, maître des sept soleils
Donne la clé et parole d’éveil
Et la terre frissonne, et le monde fusionne
Et le Grand du grand vent lance ses typhons
Cavaliers de lumière pour grand Panthéon et nouvelle sphère
Évolue, évoluez, laissez vous aspirer dans la grande spirale
Le vent de l’esprit est le souffle du 100
Et le grand cyclone descend des étoiles
Et le Verbe s’incarne sous le voile. »
Aurifère (extrait)

 

Cet avertissement n’est pas sans offrir des analogies troublantes avec la  prédiction des Sages Maya quant aux conséquences de l’alignement planétaire du 21 décembre 2012, qui, à leur sens, inscrit la date de la renaissance, début du Monde du Cinquième Soleil, âge de lumière et de sagesse. Au demeurant, astrologues et astronomes sont particulièrement sollicités à l’observation d’un nouveau ciel qui viendrait à se dessiner  tant au niveau des planètes que des constellations lesquelles sont nommées en myriades sous leur première désignation remontant à l’Almageste de Ptolémée.

« Et maintenant la pluie d’étoiles, étrange ciel d’astronomes
Pour ceux qui veulent nommer le ciel et dessiner la destinée
Voici que l’angle de la terre et l’Angleterre, point de repère,
Sur le point chaud s’étourdira, dans le fracas s’assourdira.
Voilà que l’axe des deux pôles vers l’orient s’inclinera
Et ce n’est pas fin de la terre …
C’est changement du sentiment,
C’est grand échange du serment »
Vocation (extrait)

 

Even Guil, l’invitation à un nouveau langage

 

Un « langage secret où virgule s’abstient pour l’homme du demain », un langage sans césure, intuitif, en fil continu, langue de l’un, langage de l’âme. Au fil des strophes s’infiltre la dictée d’une parole kabbalistique nouvelle, se nourrissant du son, du souffle, du « double inspir » de l’homme unifié dans les temps venus de la Licorne dont l’évocation parfume les Chants de sa légère et obsédante fragrance.

« Défense d’ivoire, défense d’y voir fut long temps de l’avant,
Fut le long temps des deux courants.
Courant fusionne, courant moissonne,
Est venu le temps de la Licorne. »
Olifant (extrait)
« Retrouvez la voyelle, retrouvez voyelle
Voyelle est esprit, consonne est la terre
Et voilà que sonne l’esprit sur la terre!
Soyez les deux voyelles, soyez consonnés, laissez consumer, laissez consommer. »
Naissance (extrait)

 

Comment approcher les Chants d’Even Guil ?

 
Rappelons que les chants d’Even Guil revisitent la kabbale, une kabbale  « chantée » susceptible d’insuffler, d’incarner l’esprit jusqu’à atteindre la conscience cellulaire, encourager et favoriser l’inéluctable mutation de l’homme.De ce fait, les laisser « pénétrer en soi, » comme les rayons du  soleil au couchant est d’évidence la meilleure façon de les  « recevoir ». Les entendre plus que les lire, et ne pas intellectualiser : Il ne s’agit pas de gober naïvement des mots, il s’agit de s’abandonner à une vibration particulière.
La meilleure réponse en vérité,  je l’emprunte à ce constat avisé de Bernard Montaud  à propos des « Dialogues avec l’Ange » :

« C’est un livre piège » dira-t-il  en préfaçant « Quand l’ange s’en mêle » de Gitta Mallasz,  » parce qu’il ne faut pas commencer à l’expliquer. Comme pour un baiser, il suffit de se laisser embrasser… »

Retrouvez tous les chants d’Even Guil par ordre chronologique

I – Naissance

II – L’avant

III – Olifant

IV – Agneau

V – Anatolie

VI – Septentrion

VII – Age du vivant

VIII – Vocation

IX – Jérusalem

X – Aurifère

XI – Action de grâce

XII – Souffle de vie

XIII – Babylone

XIV – Initiation

XV – Libération

XVI – Le premier Nom

Pour entendre les « Chants d’Even Guil » :

version audio originale