L’harmonie palpite au bord de la falaise

L’oiseau blanc respire au bord de son aile

Le vent froid des blanches cimes sculpte la glaise

Qui recueille en prière la trace de Samuel

Arrête-toi là … et de ton œil devenu immense

Noie la mer et reprends l’éclat de tes matins

Pour tisser de lumière ton manteau d’errance

Et chausser à ton pied sandale de satin

L’Orient ouvre sa face et ta montagne te quitte

Le soufre et l’éther proclament les épousailles

Le Nord et le Sud entonnent l’ineffable rite

Des pôles inconnus qui fêtent les retrouvailles

Toi l’homme crucifié aux sanctuaires de la terre

Tes cheveux de lumière se répandent à la mer

À genoux sur ton cœur, reprends à l’univers

L’oiseau de feu qu’il gardait aux enfers