Notre entretien

 


« Un subtil « pas de deux » …

 

 

J’aimerais contourner le mot « consultation »  et ouvrir l’espace et le temps d’une  aventure partagée. Idéalement, lorsque mon interlocuteur m’honore de sa confiance et témoigne d’une élémentaire  ouverture d’esprit, nous nous envolons ensemble dans un subtil « pas de deux « 
( Extrait d’une interview  Janvier 2010).

 

La rencontre au Cabinet

C’est le pas vers un espace de rencontre chaleureux, intimiste,  dans un décor aux couleurs multiples et chatoyantes, pour un instant hors du temps. Des fauteuils profonds, une table de salon, des parfums d’huiles essentielles  ou d’encens, et la lecture commence.

 

 

Vous ne trouverez aucun signe d’un quelconque ésotérisme, d’une appartenance à un courant religieux ou philosophique quel qu’il soit. Pas d’accessoire non plus.

En souvenir de mes balbutiements, il y a plus de trente ans (en 1983),  j’ai  tout de même gardé ce bon vieux tarot Eteilla. Il jaunit au fond d’un tiroir depuis bien des années. 

La plupart du temps, même s’il n’y a aucune règle en matière de clairvoyance, les 10-15 premières minutes sacrifient à un recensement de situations passées ou présentes, sous forme d’images ou de symboles, ce parfois avec une chronologie remarquable, parfois dans un ordre plus aléatoire. La qualité des images (de plus en plus nettes au fil de l’entretien) est tributaire de l’état psychique et mental du consultant lequel peut parfois, malgré lui, perturber le champ visuel. 

Si, durant cette phase préparatrice, un tableau fidèle du décor de vie et-ou des préoccupations du consultant n’est pas dressé, c’est le signe indiscutable que le lien psychique n’a pu ou ne peut s’établir, rendant la consultation impossible. D’un commun accord, nous mettons fin à l’entretien.

 

Magritte « La condition humaine » 


Dans le cas contraire,  l’entretien se poursuit d’un commun accord tacite parfois, dans l’évidence. N’imaginez pas qu’un voyant  « voit » comme on visionnerait des photographies ou des diapositives en toute quiétude. Les images ou les « mots » peuvent nous parvenir à la manière d’un souvenir éclair, ce qui exige une extrême concentration. Tout dépend, encore une fois, du degré de communion entre les deux interlocuteurs.

Il me revient l’image d’un gâteau à la noix de coco sortant du four, moelleux à souhait, spécialité d’une tante de la consultante! Il était quasi réel à mes yeux et si appétissant!

 Lorsque le langage se fait symbolique, tout l’art consiste à en  décrypter le sens subtil. L’intelligence intuitive, la culture générale, l’érudition d’un voyant sont aussi largement sollicitées en cours d’entretien.
 

L’entretien par téléphone

…  Se déroule exactement suivant le même protocole. Je conseille vivement au consultant de s’installer confortablement et sereinement, dans le silence et la solitude, et de veiller à une bonne qualité sonore du lien téléphonique (qualité du téléphone, bonne réception au niveau du réseau). En effet, le voyant entre en résonance avec vous grâce à votre voix, ce qui n’est pas prouesse de sa part, sauf si justement vous êtes « inaudible ».

A ce propos, choisissez dans votre bibliothèque un ouvrage au hasard ou qui vous sied, matière à me faire  éventuellement lecture, laquelle peut s’étirer sur quelques minutes  … le temps, pour moi, d’une juste et pleine « imprégnation ».

La meilleure attitude, au cours d’une consultation, est de se taire et de laisser le voyant « voguer » à sa guise, au gré des images qu’il capte et vous retransmet. Il ne s’agit pas, cependant, d’un monologue. Le voyant a besoin, surtout en début de consultation, que vous lui confirmiez la justesse de ses vues. Un bref acquiescement de votre part lui suffit pour continuer à dérouler le fil d’Ariane.

Autant le voyant se doit d’être dans un état de concentration optimal, autant le consultant doit être attentif et témoigner d’un esprit d’ouverture et de disponibilité. Bien entendu, vous aurez toute latitude, avant le terme de l’entretien, de demander des précisions ou de poser des questions au voyant. 

Le meilleur état d’âme est d’être en confiance et en sympathie (au sens étymologique du terme) avec le voyant, en ce sens où chacun accueille l’autre sur le terrain du sentiment, au-delà de nos moi et de leurs intérêts. Dans un tel partage, les performances d’un voyant s’en trouvent redoublées.

Ce qu’il ne faut  surtout pas faire, en vrac :
  • Mentir pour le tester ou le piéger
  • Lui raconter d’emblée votre vie
  • L’interrompre (attention ! un silence ne signifie pas que le voyant est en panne)
  • Le bombarder de questions, ou l’inonder de commentaires à chacune de ses paroles
  • Exiger du voyant qu’il réponde à vos souhaits
  • Faire du chantage affectif
  • Chercher à le guider, à forcer sa parole, à l’influencer
  • Lui présenter des photographies de tiers comme support. En effet, nul n’est autorisé à faire usage de l’image d’autrui sans son autorisation et ce, dans quelque but si honorable soit-il. Un médium n’a, du reste, pas besoin de cette « matière » pour vous capter vous et votre entourage.
Mais retenir principalement que :

Le voyant se fait lecteur éclairé de votre route afin d’aiguiser votre discernement, vous inviter à une saine compréhension de votre vie psychique, émotionnelle, affective, professionnelle, familiale … et même et surtout de « votre promesse d’incarnation » … pour vous permettre, à vous l’acteur responsable, d’opérer les meilleurs choix afin de vous accomplir pleinement : il vous appartient donc, en toute conscience, de faire bon usage de son talent.


La clairvoyance. René Magritte 1936

 

Fréquence des rencontres

Il n’est pas judicieux de consulter « tout azimut » et à tout bout de champ. Il est arrivé que je sois appelée à l’aide par des personnes ayant épuisé 6 ou 8 voyants avant d’échouer vers moi. C’est une ineptie à plus d’un titre. En effet, les propos des uns et des autres se superposant, il n’est plus possible de distinguer, dans ces imprégnations mémorisées plus ou moins contradictoires parfois, la réelle trajectoire de vie et les dispositions innées du consultant, qui, lui, ne sait plus à quel saint se vouer !…

L’esquive est parfois, en ces cas-là, très subtile. En effet, sans que je puisse exercer évidemment le moindre contrôle, mon regard est projeté plusieurs années en avant, survolant les « ornières » creusées par tant et tant de prédictions, se refusant à reprendre pour la énième fois le pronostic tant réclamé par le consultant pour lire sa  libre route « plus loin devant » ! …
ll se peut aussi qu’il faille tout simplement renoncer à l’entretien afin de désamorcer une errance addictive ou, tout du moins, ne pas s’en rendre complice. Cette décision est aussi courageuse que désintéressée car elle expose aux réactions outragées et véhémentes du consommateur invétéré.

 

Magritte

Le voyant n’est ni un tuteur, ni une béquille, encore moins votre maître à penser. N’espérez donc pas qu’il vous tienne, au quotidien, « un journal de bord ». La voyance a besoin d’espace car la lecture s’étire sur des périodes fort variables, allant du trimestre en cours à plusieurs années (4 ans, 10 ans, voire 20 ans, même si les visions trop prolongées perdent de l’intérêt).

Certaines périodes de vie sont très intenses, d’autres ralenties, comme « endormies ». Il n’y a donc pas de règle, sauf à être attentif à son réel besoin d’une consultation et, en cela, suivre son intuition.

Maintenant, il arrive qu’un consultant en grand désarroi ait  bien moins besoin d’une voyance que d’un réconfort et d’un encouragement et cette demande est acceptable à condition qu’elle soit clairement identifiée et énoncée au préalable.

Les voyants ne peuvent offrir un « suivi » de consultation pour la simple raison que le champ mental étant en sommeil durant l’entretien, le voyant ne se souvient pratiquement de rien, et ce dans les quelques heures à peine qui suivent sa prestation. Pensez-y avant d’appeler le voyant pour lui dire : « Bonjour, c’est moi ! vous souvenez-vous, le mois dernier, quand vous m’avez parlé de …? »